samedi 31 mai 2014

EAS de merde

Voilà, le stage, c'est fini. J'arrête les frais. J'en ai pris conscience hier matin quand, planquée dans la réserve pour ne pas pleurer devant "eux", je me suis demandé s'il valait mieux avaler le bidon de javel ou me péter le poignet à coups de marteau pour échapper aux deux semaines qui me restaient à faire. Oui, parce qu'en plus d'être une sombre merde, je suis lâche. Je crois que quand j'en arrive à ce genre de pensées, il est temps que je fasse une pause.
Donc, pour résumer :
Je ne sais pas prendre soin des gens.
Je ne sais pas "faire les liens".
Je ne sais pas m'organiser.
Je ne sais pas ce qu'est le métier d'aide-soignante.
Je mets les patients en danger.
Je ne respecte pas les règles élémentaires d'hygiène et de sécurité.
Je dois très sérieusement me demander pour quelle raison je veux faire ce métier.
Il est inenvisageable que je puisse être diplômée dans un mois.
And, last but not least, je ne sais pas me remettre en question.
Je ne me cherche aucune excuse. Tout cela est sans doute vrai. Et même, ça ne m'étonne pas. Je suis tellement dans le brouillard depuis une semaine qu'il est plus que probable que j'aie accumulé toutes ces erreurs. Et cela fait sans doute un moment que je les accumule. Seulement, en début de formation, j'avais l'excuse d'être une élève débutante. Maintenant, je n'ai plus cette excuse. Je n'ai aucune excuse. Je suis incompétente, point.
 J'ai passé la matinée à essayer de bien faire. Mais, même en essayant, j'étais nulle. À chaque fois que je sortais d'une chambre, j'entendais des bribes de conversations :
"J'aimerais bien savoir combien elle a eu à sa dernière MSP"
"Elle pas dû valider tous ses modules, c'est pas possible"
"Il faudrait que l'IFAS nous procure les notes de ses précédents stages, on devrait les demander pour les prochains stagiaires"
"Une fille comme ça dans les services dans moins d'un mois, c'est carrément pas possible"
"De toute façon elle pourra jamais travailler, les équipes n'en voudront pas"
"Elle est nulle"
Et j'en passe.
Forcément, entre ça, le manque de sommeil et le fait que je saute un repas sur deux, je n'ai pas été très performante. Pour être honnête, j'ai été médiocre. Comme d'habitude. Je me suis occupée de "mes" patients, j'ai rempli les diagrammes, j'ai noté les transmissions. Mais tout était nul.
La cadre m'a appelée à la fin du service. Elle avait dit à l'équipe qu'elle voulait me voir et m'attendait visiblement depuis un moment. Forcément, n'ayant été ni à la pause ni au repas ni aux transmissions, trop occupée que j'étais à parfaire ma médiocrité naturelle (c'est du boulot, croyez-moi), je n'étais pas au courant. Forcément, la stagiaire qui ne répond pas à la convocation de la cadre, ça ne fait pas sérieux. Forcément, quand en plus ladite stagiaire essaie de fourguer son recueil de données au dernier moment à sa tutrice qui a fini son service, le tout devant le bureau ouvert de la cadre, ça aggrave largement les choses. Bref, tout faux. Si je ne m'étais pas rendu compte de la gravité de la situation, il m'a fallu moins de trente secondes pour comprendre que j'étais franchement dans la merde. Je me suis décomposée sur place. Incapable de réfléchir, incapable de répondre. Si j'avais été une bonne aide-soignante, j'aurais bien profité de l'occasion pour prendre mon pouls et ma tension, juste comme ça, par curiosité. Mais je ne suis pas une bonne aide-soignante.
Alors, pendant que la cadre énumérait froidement tous mes défauts et m'enjoignait de lui prouver que j'étais capable de progresser, mon regard s'est échappé par la fenêtre de son bureau. De là, je voyais le long couloir vitré que j'avais si souvent arpenté il y a deux ans. Le couloir que j'avais emprunté enceinte, puis jeune maman, puis orpheline. Au bout de ce couloir, une équipe formidable, qui avait accompagné mon père jusqu'au bout. Une aide-soignante qui m'avait apporté un bol d'eau chaude pour que je puisse me faire une tisane d'allaitement. Une autre qui était allée chercher une blouse propre pour pouvoir prendre mon tout jeune bébé dans ses bras. Une infirmière qui avait accompagné Amélie à l'espace de jeux du service de pédiatrie pas encore ouvert. Une équipe à laquelle j'avais rêvé de ressembler. En vain.
Alors, après l'entretien, j'ai rassemblé mes affaires et, sans dire au-revoir à personne, j'ai quitté le service. Mais je n'ai pas quitté l'hôpital. Je suis d'abord allée au bout du couloir. La veuve de mon père, qui y est hospitalisée en ce moment-même (triste coïncidence), n'était pas dans sa chambre, mais l'équipe était là. Il y a des sourires qui ne changent pas. Il y a de la bonté dans certains regards, de la douceur dans certains gestes.
J'ai repris le couloir dans l'autre sens et ai, enfin, quitté l'hôpital. Puis j'ai pleuré. Toute l'après-midi. Toute la soirée. Une partie de la nuit. Une bonne partie de la journée. Sans doute demain aussi.
Aujourd'hui, je renonce. Y retourner, finir le stage, passer la MSP... je ne m'en sens pas capable. Je ne sais plus rien. Je sais juste que je ne peux pas y penser sans pleurer. Parce que je me sens nulle. Parce que j'ai honte. Parce que j'ai peur. Parce que je me sens incapable de retourner dans ce service. Parce que je ne tiens plus. Parce que je craque. Parce que j'ai envie de tout oublier, de revenir en arrière et de n'avoir jamais commencé cette formation. Parce que l'année a été dure, terriblement dure. Parce que j'ai imposé ce choix à ma famille et que ça a été dur pour eux-aussi. Parce que je ne suis pas digne des efforts qu'ils ont faits pour moi.  Parce que je ne suis pas digne d'être aide-soignante, tout simplement.




37 commentaires:

  1. même si tu avais toutes les insuffisances qu'on te reproche je n'arrive pas à comprendre l'attitude de la cadre et de cette équipe : on ne casse pas qq comme ça ou alors son pire ennemi et dans ce cas il y a forcément dans l'équipe qq qui dit "stop"
    je te dirais bien d'y retourner et d'attaquer fichu pour fichu sur les injustices notées. ne pas y retourner c'est leur donner raison
    y retourner dénoncer les injustices ne pas t'écraser (ils l'ont fait ) ou ne pas leur adresser la parole . personne n'est aussi "nul" que ce qu'ils t'ont dit
    j'ai eu une fois une stagiaire secrétaire qui ne connaissait mm pas l'ordre alphabétique : à la fin de son stage je lui ai dit que ce métier n'était peut être pas la meilleure idée mais qu'en tant que standardiste je l'avais trouvée très correcte.
    quelle que soit ta décision sèche tes larmes et bats toi si tu en as la force.
    bises amicales

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    1. Pour moi aussi les études as ont été difficile. Et oui après je suis passé a a eux et la....on m a arrêté.... Pas de soutiens chez les formatrices...rien.
      En ce moment je leur fait la guerre pour obtenirleurs cibclusions par écrit.un jour J en ferai qq chose de mon expérience la dedans.
      C est la mort d un système.
      Bon j espéré que babeth est allée jusqu au bout.
      En tt cas elle écrit très bien

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    2. Oui, je suis allée jusqu'au bout, parce que j'ai reçu beaucoup de soutien, ici et à l'école. Finalement, j'ai fait un autre stage, j'ai eu la note maximale et 28,5/30 à cette fichue MSP3! Finalement, je n'étais donc pas si médiocre que ça ;-) J'espère que la suite sera plus clémente pour vous, donnez-moi de vos nouvelles!

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    3. je me retrouve un peu dans ton texte ...

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    4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Parce que l'année a été dure, terriblement dure. Parce que j'ai imposé ce choix à ma famille et que ça a été dur pour eux-aussi.

    justement Babeth, parce que tu as écrit ça tu va réussir à finir ta formation, pour eux, pour toi, pour tes anciens patients.
    Parle avec tes formateurs dès lundi, ils trouveront une solution.
    Courage Babeth, et gros bisous.

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  3. Courage Babeth!
    First thing first: si tu ne manges pas et que tu ne dors pas, aucune chance de prendre une décision sereinement. C'est pas une impression d'être dans le brouillard, dans ce cas-là, c'est la réalité.
    Va voir ton médecin traitant et contacte l'école dès que possible.
    Ca va aller...
    Tu vas trouver des solutions.
    On est avec toi!
    Respire!

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  4. Babeth, je suis depuis un moment vos blogs. Vous ne pouvez pas être tout ce qu'on vous reproche à la fois. personne ne peut être nulle à ce point et écrire ce que vous écrivez, avec autant de sensibilité et autant de justesse. N'y a t-il pas quelqu'un dans votre école susceptible de vous écouter et de vous conseiller? Une formatrice? Une directrice? Abandonner maintenant ce serait d'une part bien dommage, justement à cause de tous les efforts consentis par toute la famille, et puis c'est une décision que vous aurez le reste de votre vie pour regretter. C'est la fin de l'année, le dernier stage, vous êtes fatiguée, et puis cette cadre... comment dire? C'est elle qui a perdu toute notion d'empathie et d'humanité pour enfoncer quelqu'un de la sorte. C'est ignoble ce qu'elle a fait là!!! Parler, former, comprendre oui. Mais accuser, faire douter et vous faire remettre en question toute une année de formation, non!!!
    Après tout c'est son rôle aussi de vous encadrer et de chercher ce qui pourrait vous remettre dans le droit chemin (si droit chemin il existe) Alors oui sans doute vous avez accumulé les bourdes, oui elle vous a attendu un moment (que je sache elle n'est pas la reine d'Angleterre hein???) mais enfin!!! Vous êtes en FORMATION non de non, vous êtes une aide-soignante EN DEVENIR, pas une professionnelle aguerrie avec 10 ans d'expérience!!!
    Si entre deux sanglots vous en avez encore l'énergie, essayez de faire le tri objectivement entre les reproches que l'on vous a faits et ce que vous pensez pouvoir être amélioré. Sélectionnez quelques points importants et retournez voir cette cadre/dragon en lui expliquant qu'après examen de la situation, objectivement, voilà ce sur quoi vous pensez pouvoir vous améliorer. Retournez-y au moins avec des billes dans les mains, quelque chose qui lui montrera la bonne volonté que vous mettez à parfaire votre formation et votre réelle motivation et votre capacité à vous remettre en question (le dernier point de la liste)
    Bon courage Babeth pour cette dernière ligne droite, la plus longue mais de grâce n'abandonnez pas maintenant et surtout donnez-lui tort à ce dragon sans cœur!!!

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  5. Moi j'en connais des AS de merde. Celles qui jugent sans savoir. Celles qui textotent pendant les trans. Celles qui passent 3/4 h en pause alors qu'on croule sous le travail. Celle qui dit rien quand l'ASH entre pour faire le menage pendant une toilette.
    Eleve est le pire statut qui soit. Il permet à des êtres de se sentir supérieurs en rabaissant les autres par des moyens vicieux et mesquins. Les msp ont toujours été de vrais casse tete, une mise en scene theatrale. Fis toi à tes fiches techniques, point barre, si le service ou tu te trouves ne fournies pas de protocoles. Et y doit bien y avoir une personne aidante ds le service! Tu peux demander aux IDE aussi, c'est leur rôle le nursing. Moi aussi j'ai eu un stage de merde avec une ms de merde ou on m'a fait sentir que j'étais une pire merde, comme toi. Ca m'a valu un redoublement, en 3e année d'IFSI.
    Aujourd'hui, je suis considérée comme un "pivot" de l'équipe, et je travaille avec une équipe soudée. Cette chance je ne l'aurai jamais connue si il y a qlq années j'aurais tout laché, dégouté par la méchanceté de certains. NE LACHE PAS!!!!!!!!!!!!
    Alaskan1181

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  6. je reviens ici parce que mon 1er comm était écrit sous le coup de la colère et je crois que kath aidante a raison : il faut te battre encore et argumenter
    je suis sidéré : les enseignants en collège n'ont pas le droit d'écrire zéro, n'ont pas le droit d'écrire sur un bulletin qu'un élève est nul et toi on te casse comme ça. ce que je sais de toi et ce qui transparait dans ton blog montre tout le contraire : tu es attentionnée tu as beaucoup de conscience professionnelle tes actes et tes écrits sont réfléchis tu fais preuve d'une grande maturité.
    s'il y a une partie écrite à l'examen elle sera anonyme essaie de "claquer un score" tu en es capable et si après, une mauvaise appréciation de stage te dessert tu pourras peut être argumenter. Il y a bien dans ce service quelqu'un prêt à te défendre ou à rectifier le tir qui apprécie ton travail même si on peut toujours s'améliorer.

    suis les conseils de Kath aidante pleure tout le WE si tu veux et sêche tes larmes et retourne y lundi . si tu n'y arrives pas explique ton cas à ton médecin traitant pour que s'il l'estime justifié il te fasse un arrêt pour ces 15 jours . on est à la limite de la maltraitance .
    bisous encore

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  7. http://aide-soignant.over-blog.fr/article-p-i-m-p-l-evaluation-de-ma-stagiaire-aide-soignante-111851972-comments.html#anchorComment

    Je viens de tomber là dessus, cela me rappelle quelque chose....

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  8. Coucou Babeth, je passe sur ton blog accidentellement. Je suis un jeune médecin généraliste ayant comme les autres fait ses classes en milieu hospitalier. Les commentaires qui t'ont été faits ci-dessus sont excellents. Ton histoire et ta motivation à devenir AS s'inscrivent dans des processus de deuil et de réparation. Il y a pour toi un enjeu psychologique important à valider cette formation. Tu t'es peut être isolée et laissée déstabilisée, sans compter une équipe encadrante qui ne semble pas des mieux intentionnées. Trouve une béquille, un appui, un proche, un pro. Ne reste pas seule. Ta lucidité dans ce moment de doute est loin d'être fiable. On y est presque, perds pas le fil. Nous qui te lisons, croyons en toi.
    Bon courage.

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  9. Bonsoir Babeth,
    c'est très dur ce que vous vivez, c'est certain. Mais allez au bout de cette formation, que tous les efforts que vous avez fait aboutissent. Vous n'êtes certainement pas parfaite, mais certainement pas telle que vous êtes décrite par cette équipe. Croyez en vous, car moi et d'autres, je le sais, croient en vous. Et parlez, ce stage dans ce lieu, si proche d'un autre pleins de souvenirs et d'un idéal, vous devez l'expliquer à votre équipe pédagogique. n'assumez pas seule. De vous lire est un régal, et me refait croire à lhumanité. Je pense que vous avez toute votre place en tant que soignante, et je serez très attristée que cela s'arrête si proche du but. Courage et repos !

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  10. Babeth, je vous lis depuis un moment et je suis certaine que vous n'êtes pas une eas de merde ! On sent à travers vos mots votre sensibilité, votre empathie et votre douceur. Il y a de quoi perdre ses moyens devant des personnes aussi dures qui cherche à prendre le pouvoir sur les autres et se sentir importantes. Surtout continuez, ne laissez pas tomber ! Après, ça sera différent. Courage !

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  11. Bonjour Babeth,

    Tu vas mal. Tu est HS. Tu ne peux pas continuer ce stage dans cet état. En revanche, tu dois te faire aider par un médecin, te faire arrêter, peut-être prendre des médicaments.

    Mais certainement pas te contenter d'abandonner et de rester chez toi à pleurer.

    Le peu que je connais de toi me donne la certitude qu'à un moment ou à un autre, tu y arriveras.

    Bises

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  12. Ma belle, si en te relisant toi-même, tu ne vois pas ce qui cloche, c'est que la fatigue et le stress t'aveuglent au plus haut point. Je suis formatrice, enseignante, et une équipe encadrante qui commente de cette façon, juste assez haut pour que tu puisses choper des commentaires blessants et désespérants, c'est juste une équipe "déformatrice" de merde. C'est bien de se remettre en question. Tu sais le faire. Mais parfois trop. La première qualité d'un soignant comme d'un enseignant, c'est la BIENVEILLANCE. Je n'en vois pas chez ceux qui prétendent te transmettre les ficelles du métier. Ni bienveillance, ni commentaires constructifs. Ici, on a à faire à ce que j'appelle les "petits chefs", ceux qui ont une mini fenêtre de pouvoir et qui en abuse avec délectation. Comme dans beaucoup de secteurs professionnels ou éducatifs, certains se donnent pour mission de faire rentrer les apprenant dans "le moule". Le problème, c'est qu'à passer leur temps à formater, ils en oublient leurs propres devoirs d'accompagnants : la patience, la rémédiation, l'exemplarité, la douceur, le respect. Si j'avais écouté bon nombre de mes soit-disant "formateurs", je n'avais absolument aucune chance de devenir enseignante, et encore moins une bonne enseignante. On m'a humiliée à la fac, traitée de "désert intellectuel", on m'a fait des rapports d'inspection catastrophiques, qui m'ont fait pleurer des jours entiers : je n'utilisais pas le jargon de rigueur, j'avais ou un accent trop andalou ou trop sud-américain, je passais trop de temps à "expliquer" (sic), je choisissais des sujets trop "ambitieux" (re sic) pour mes pôôôôvres élèves, je leur posais trop de questions et j'en passe. Le premier inspecteur disait blanc, le second noir et le troisième ne comprenait pas que je pense gris. Breeef, je n'étais pas dans les clous. J'ai travaillé dur, me suis pliée aux imbécilités protocolaires le temps des validations, en me jurant que le diplôme en poche, je ne ressemblerai jamais à ces prétendus pédagogues de MERDE. J'enseigne avec bonheur depuis 22 ans et j'ai appris à prendre beaucoup de recul vis à vis de mes super inspecteurs fouettards, qui bien souvent le sont devenus parce qu'ils ne supportaient plus les mômes (gnarf gnarf :-) ). Je te connais miss. Tu me connais. Je suis malade au long cours et TU ES SOIGNANTE. De celles que j'aimerais rencontrer plus souvent sur mon parcours. Ne prends pas la paille que tu as dans les yeux pour une poutre : tu apprends, tu fais des erreurs, comme tous les gens qui apprennent. Mais tu as le feu sacré. Ne laisse pas des petits coqs de basse-cour le piétiner, pas si près de la ligne d'arrivée. Tu as été parfaitement capable de t'intégrer lors d'un de tes stages il n'y a pas si longtemps. Tu y partais tous les matins en chantonnant, heureuse de progresser auprès d'une équipe heureuse de te voir avancer. Tu as validé 8 modules qui ne sont pas tombés du ciel. Cette Babeth là ne s'est pas évanouit miraculeusement dans l'espace! C'est toi qui l'oublie, qui la trahit. Retends-lui la main pour l'aider à affronter les dragons bien-pensant. Pleaaaaase! Des bécots tendres

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  13. Bon ben trop tard, La Crabahuteuse vient de m'ôter les mots de la plume.... ou plutôt du clavier.
    J'aurais voulu t'écrire son commentaire, d'autant qu'en tant que formatrice et ancienne enseignante, nous avons apparemment eu un peu le même chemin...
    Nous avons déjà échangé au sujet d'un documentaire en gérontopsychiatrie, et je continue à te suivre. Depuis billet de jeudi dernier, je m'attendais à lire celui d'aujourd'hui.
    L'épuisement physique et nerveux te fait douter de tout. Tes "supérieurs hiérarchiques" (j'adore ce mot.....) également. Tu es tombée sur la mauvaise équipe en fin de parcours. Si tu étais en ce moment même dans l'équipe qui a accompagné ton papa, je suis certaine que ta fin de stage ne serait pas la même.... dans une équipe porteuse, empathique, patiente, confiante, etc, le stagiaire ne peut qu'aller bien. Non? Ton long parcours semé d'embûches de toutes sortes me fait penser que tu n'as pas choisi ce métier par hasard, et que ta bienveillance (qualité essentielle pour un soignant) aura raison de ces mauvaises personnes.
    Il n'empêche que ton examen arrive, et tu dois être prête. Techniquement tu l'es certainement. Mais tu es tellement fatiguée que tu doutes aussi de cela. (Il est facile de faire douter quelqu'un de fatigué). Etre reposée pour demain sera difficile, mais effectivement tu peux parler de tout cela à ton médecin. S'il estime nécessaire de t'arrêter il le fera.
    Nous sommes très nombreux à te soutenir, à croire en ton choix. Sinon, tu as mon numéro quelque part, si tu veux parler.... Et la Bretagne n'est pas grande.
    Allez, la bise, et plein de bonnes choses !!!
    Anne

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  14. Moi je suis nulle pour trouver les bons mots dans les moments difficiles.. mais tout à été dit dans les commentaires précédents ! Crois en toi Babeth, tu n'es pas arrivée là par hasard, tu touches au but, ne baisse pas les bras, et ne laisse pas cette #%1#'=# de petit chef te faire douter de toi !
    Plein de pensées et de courage !

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  15. Vous serez peut-être meilleure infirmière :)
    Persévérez.
    j'ai aussi été une aide-soignante de M, incapable de m'intégrer dans une équipe selon la surveillante... alors j'ai repris médecine et tout va bien.
    Il faut sortir de ces situations par le haut, vous les finissez vos études?

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  16. Juste quelques mots pour ajouter que tu y es presque et que tu trouveras des équipes qui fonctionnement avec les valeurs qui sont les tiennes (et qui devraient être celles de tous les soignants) alors tiens bon et prends appui sur tes proches pour passer ce dernier cap! Tes futurs patients le valent bien! Fred

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  17. Prenez soin de vous Babeth, n'allez que jusqu'où vous le pouvez.

    Votre santé est votre bien le plus précieux.

    Même si vous pouvez aller très loin, avec vos qualités, votre travail, mais surtout à votre vitesse, ménagez-la, c'est la promesse de votre future liberté.

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  18. Chère Babeth,
    Vos blogs révèlent votre sensibilité, vos doutes, votre perfectionnisme, vos capacités d'analyse, votre bienveillance qui se sont heurtés dans ce stage à de l'incompréhension et de l'incapacité à enseigner, à accompagner, à tuteurer.
    A l'évidence il vous faut faire une pause, mais l'abandon serait-il ce qui vous conviendrait le mieux ? Et ne pas rester "seule dans votre coin", c'est impératif. A qui pouvez-vous en parler dans votre IFAS pour faire un point sérieux, et repartir après quelques bonnes nuits de sommeil, et des repas équilibrants ;-)
    A vous lire prochainement

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  19. Babeth,
    cette équipe qui te juge oublie sa mission de formation, et te remets en cause toi là où elle devrait t'aider à peaufiner ta technique . Sois indulgente avec toi-même, ne laisse pas ta fatigue te faire croire qu'ils ont raison : tu n'es pas "leurs" commentaires, tu es "toi", avec ce beau projet, mûri , que tu as porté, pour lequel tu as déjà bcp donné. A lire tes billets, je suis sûre que lorsqu'Amélie et Georges font des bêtises, tu fais très bien la part des choses entre ce qu'ils ont fait et ce qu'ils sont...et que tu formules tes éventuelles remontrances en conséquence...Pourquoi devrait-il en être différemment pour toi?? La technique se travaille, il n'y a qu'à lire les billets des blogs écrits par ces soignants et tes amis qui passent ici te laisser des commentaires pertinents ... on apprend tous, tous les jours, et heureusement. Pose-toi, entoure-toi, fais-toi aider par ton médecin... Si tu renonces, ne renonce pas parce qu'ils l'ont décrété pour toi sans respecter les règles du jeu. Ds 2S il y aura cet examen, où, tu l'as écrit toi-même, rien n'est joué d'avance, ou plutôt, rien n'est perdu d'avance...qu'as-tu à perdre à te confronter à eux ce jour là ? A l'inverse, tu as tout à y gagner, ne serait-ce que l'inestimable fierté, partagée par ceux qui t'aiment, d'être allée jusqu'au bout , quel que soit le résultat . Courage Babeth, prends soin de toi, comme tu prendrais soin de ta meilleure amie si elle était ds un désarroi similaire .

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  20. Faut pas tout confondre! Ce n'est pas parce que tu es tombée sur une équipe encadrante nulle que tu es toi-même nulle. Tout ce que nous lisons de toi dit le contraire. Mais je sais que c'est difficile, quand on est perfectionniste (et épuisée, et tout le reste) de ne pas retourner contre soi-même l'imbécile agressivité des autres.
    Il faut suivre les conseils de Dominique Dupagne, de La Crabahuteuse et de quelques autres.

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  21. Gardez en tête votre stage en ehpad ou ils pratiquent l'humanitude accrochez vous à ces bons moments et larguez le reste ... Vous n'avez pas été nulle vous avez été mise sous pression et jugée injustement par une équipe inhumaine.... Ma soeur a abandonné ses études d'infirmière (y avait encore des msp a ce moment là ) a cause de crétins comme ça (pourtant elle était bien notée par son IFSI )... Si je suis un jour à l’hôpital je veux une Babeth ... quand j'étais alitée en clinique pour menace d'accouchement prématurée qui voyais je le plus souvent ??? Les aides soignantes et les ASH ;-) vous ne pouvez pas savoir ce qu'une simple prise de tension et de température peut redonner le sourire et qu'on te libère ton t-shirt en faisant passer la perf par la manche qu'on t'enrubanne le bras dans un sac poubelle pour aller prendre une douche (avec la potence a roulette et le pousse seringue de l'autre coté ) parce que tu sens la mort rahhhhh réjouissant... et plein d'autres anecdotes encore !!! Prenez soin de vous babeth et ne laissez pas quelques aigris vous barrer le chemin contactez les formateurs de votre IFAS et parlez leur !!!
    Malou

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  22. Chère Babeth,
    Je vous lis en sous marin depuis des mois, et votre billet me fend le cœur.
    Alors que je viens juste de vous rendre hommage sur mon blog, au milieu de plein de médecins twittos, je veux vous dire que je ne pense pas que ce soit vous le problème dans ce stage.
    prenez du temps pour vous reconstruire, faites le nécessaire auprès de votre formation pour décaler les choses, sans que ça vous porte préjudice, mais ne laissez pas tomber, vous êtes faites pour le soin, la bienveillance, bref ce métier.
    Je vous embrasse.

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  23. Bonjour Babeth,
    ton billet me peine, me révolte. Les hôpitaux, je connais, tu le sais. Que ce soit côté médecin ou patient, rencontrer des soignants avec ta bienveillance, ta sensibilité est chose rare. Termine bien vite cette formation ! Pense à ces patients qui seront heureux de t'avoir à leurs côtés et qui auront, je trouve, bien de la chance.
    Je t'embrasse.

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  24. Très chère Babeth,
    ça fait longtemps que je ne suis pas venue te voir car la dernière fois que je t'ai lue ton courage me terrassait et me classait incapable tellement ce que tu faisait me paraissait trop dur.

    En fait c'était trop dur, tout simplement.
    C'est quoi ce monde de tarés où il faut se bousiller pour pouvoir prétendre à se qualifier pour aider autrui avec humanité ensuite ?
    Où est l'humanité dont tu as bénéficié pour concilier au mieux ton état de maman et d'épouse tout en te formant à être une aide-soignante bien-traitante et efficace ? Ou est le modèle de ce qu'on attend de toi ?

    Arrêtes de te déprécier.
    Tu passes sous un rouleau compresseur depuis que je te lis, et maintenant tu te reproches d'être à plat !!!
    Fais ce que tu peux mais ne te dis pas que tu es incompétente , le problème est ailleurs.

    Je t'embrasse.

    L'Autre

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  25. et comment ca se passe avec ton ifas ? j'ai tellement l'impression de me reconnaître dans tes mots ....

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    1. J'ai eu beaucoup de chance, j'avoue. Ça s'est bien passé avec l'IFAS, mais je suppose que les formatrices ont ramé derrière. Pour d'autres élèves ça a été plus délicat. Je ne sais pas trop à quoi ça tient, peut-être au dialogue que l'on peut avoir avec ses tuteurs?

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    2. mon dieu..moi l ash m a traiter d idiote et les as de rea mon dit que j etais un boulet..et la g rater mon premier module, le 5...g perdu 5 kilos...g l impression de ne plus rien comprendre, je regarde les gens avec une tete ahurie..et je n ai qu une envie..dormir ....et m enfuir...

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  26. J’ai rarement l'occasion de lire d’aussi bons articles.

    Merci!

    Feel free to surf to my web-site - mode de vie sain en anglais [http://healthraport.fr]

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  27. bonjour a tous je voudrais savoir comment faire pour réussir son entretien pour un parcours redoublement en ifas auprès d'un jury

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  28. actuellement eas, je te comprend babeth :( au bout de quelques j de stages j'ai l'impression d’être un boulet. je me rend compte que ce métier n'est pas fait pour moi :( juste une envie m'enfuir :'( deja mal à l'épaule et un peu au dos :'( j'hesite a abandonner la formation et faire autre chose :'(

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  29. je te comprend babeth :'( actuellement eas, je me rend compte que ce métier n'est pas fait pour moi :( d'etre un boulet, au bout de quelques jour de stage j’hésite a tout arrêter :'( mais je n'ose pas :'(

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  30. Courage tu vas réussir:)

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