samedi 26 juillet 2014

(Re)découverte

Dernier stage : SSIAD. Bonheur. Retrouver ces petites choses qui font le charme du domicile : rencontrer les patients et leurs familles, découvrir leur intérieur et leurs habitudes, s'émerveiller du chat qui ronronne et respirer l'odeur du pain grillé...
Et, surtout, prendre son temps. Pas de sonnettes intempestives, pas de regard en coin sur la pendule d'argent qui ronronne au salon, celle qui oui qui dit non, celle qui attend.
Le SSIAD, ce sont des gens, plein, mais aussi une équipe. Je fais la tournée avec les uns et les autres, et les trajets nous laissent le temps de discuter. Alors j'écoute leurs histoires, leurs parcours, leurs façons de faire. Je m'enrichis de leurs conseils et de la multitude de petites astuces du quotidien. Je découvre une relation soignants/soignés que j'avais fini par croire impossible, mais aussi une entente entre soignants. Entraide, solidarité, respect. Et forcément, je tombe amoureuse.
Et vous voulez savoir ce qu'il y a de plus fantastique? C'est la réunion d'équipe. Une fois par semaine, réunion après la tournée du matin, et point sur les tournées en cours. Quels sont les points importants de la semaine, les tournées sont-elles équilibrées, y a-t-il des difficultés quelque part? Et là, un truc de folie, l'équipe réajuste la tournée! Oui, l'équipe!
"Ça serait bien d'arriver plus tôt chez Madame Machin, faudrait la mettre sur la tournée B."
"La tournée C est trop lourde, faudrait rééquilibrer."
"Celui qui fait la tournée A a du temps pour aller aider chez Monsieur Bidule, ça allégera un peu la E."
À la fin de la réunion, chacun a pu dire ce qu'il avait à dire, les difficultés des uns ou des autres ont été discutées, et c'est reparti pour la semaine.
Et là, je me surprends à rêver... Si seulement l'encadrement avait été le même quand j'étais auxiliaire de vie à Morteville, si nous avions pu nous voir régulièrement et non une fois tous les six mois, si on nous avait donné un temps pour discuter en toute simplicité de ce qui allait bien ou pas, sans la peur d'être jugées ou blâmées...
Finalement, je crois qu'être heureux au travail ne tient pas uniquement à ce que l'on fait, mais aussi et surtout à comment on le fait.
(Babeth, 37 ans, découvre la vie... Il était temps!)

1 commentaire:

  1. "Etre heureux au travail ne tient pas uniquement à ce que l'on fait, mais aussi et surtout à comment on le fait." ^^ <3
    Je suis contente pour toi

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